Yves Beaumont

Je pars en grande partie de la réalité visible, d'un élément du paysage. J'en fais par exemple une esquisse ou une photo.

Dès que je commence à peindre, cependant j'efface, par des couches successives, certains éléments, après quoi, je repeins de nouveau, etc.

Finalement, la poésie et le caractère essentiel de la peinture restent.

J'essaie de bannir toute forme d'anecdote de mon œuvre. Le seul fil rouge qui peut continuer à être présent est celui du langage visuel même.

Alors, la peinture ou dessin devient une nouvelle entité, qui raconte une histoire, une histoire de lignes et de formes, de compositions, de couleurs et d'autres aspects qui sont propres à la peinture.

Pour moi, c'est un défi particulier d'aller à la recherche, de par ces données de paysage traditionnel et par le médium de la peinture aussi traditionnel et riche, des images qui peuvent fonctionner dans le cadre de la pensée de l'image contemporaine.